Dix ans du prix Marcel Duchamp: la jeune création française à l’honneur

(AFP) – 23 déc. 2010

STRASBOURG — La création française du XXIe siècle est à l’honneur en Alsace, où se tient jusqu’au 13 février une exposition rassemblant quelque 150 oeuvres de 42 artistes nommés pour le prix Marcel-Duchamp, qui récompense depuis 2000 les plasticiens les plus novateurs de leur génération.

« De leur temps (3): 10 ans de création en France: le prix Marcel-Duchamp » est organisée simultanément au Musée d’art moderne et contemporain (MAMC) de Strasbourg et au Fonds régional d’art contemporain (FRAC) Alsace, à l’initiative de l’Association pour la diffusion internationale de l’art français (ADIAF).

Ce regroupement de près de 300 collectionneurs et amateurs d’art a créé il y a dix ans, en partenariat avec le Centre Georges-Pompidou, le prix Marcel-Duchamp, doté de 35.000 euros.

L’exposition permet de voir ou revoir les oeuvres d’artistes français ou travaillant en France dont beaucoup bénéficient aujourd’hui d’une reconnaissance internationale, en partie grâce au prix: vidéos de Dominique Gonzalez-Foerster, sculptures de Xavier Veilhan, installations et tableaux du suisse Thomas Hirschhorn…

Pour le président de l’ADIAF, Gilles Fuchs, l’intérêt de l’exposition est de « faire dialoguer entre elles des oeuvres » et de tisser des liens entre artistes d’une même génération. « Les artistes ne sont jamais seuls, ils sont une communauté », explique-t-il.

Le choix des commissaires d’exposition était très contraint, puisque toutes les pièces devaient être issues des collections des membres de l’ADIAF (à quelques exceptions près), et que chaque collectionneur qui possédait une oeuvre signée d’un artiste nommé au prix pouvait la montrer.

Ils se sont efforcés, avec plus ou moins de succès, de mettre en résonance les oeuvres, autour de lignes directrices thématiques ou formelles. L’exercice est particulièrement réussi au FRAC de Sélestat, où les requins en résine de Damien Deroubaix semblent s’être échappés de « L’Aquarium » en carton, aluminium et plastique de Thomas Hirschhorn, sous l’oeil glacé des mannequins photographiés par Valérie Belin et des masques funèbres et grotesques de Gilles Barbier.

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