« Artmonies » diverses à la crypte Saint-Joseph

26/11/2010
Une vue de l’exposition. (Michel Sayegh)
Une vue de l’exposition.
Exposition Sept artistes présentent à la crypte de l’église Saint-Joseph une palette variée d’œuvres picturales et sculpturales.
Mélange de formes, de styles, de matières et de couleurs sous les voûtes en pierre de taille de la crypte de l’église Saint-Joseph*, où sept artistes, réunis par Sylvia Keyrouz, offrent, l’espace d’une brève exposition, comme un avant-goût des fêtes.
Jusqu’au 28 novembre, la sculptrice Réthy Tambourgi, le céramiste Samir Muller ainsi que les peintres Mireille Goguikian, Roula Chreim, Marie-Anne Mallat, Chirine Sayegh Debbané et Maha Souleiman Habib présentent leurs œuvres récentes.
Récentes et au style renouvelé, les sculptures de Réthy Tambourgi. Laquelle est passée des effigies en bronze classique à des sortes de tableaux tridimensionnels en cuivre blanchi à l’étain incisé de motifs divers. Des variations, de belle facture, sur les thèmes des rosaces et arabesques modernisées ou des formes géométriques abstraites.
Œuvres récentes également chez Samir Muller qui, après 7 ans d’absence, réintègre le circuit des expositions avec une collection de céramiques aux lignes et courbes d’une extrême pureté accordées à des couleurs primaires où dominent les tons de grège et de bleu. Des vases, plats et autres objets décoratifs hautement esthétiques.
Idem chez Mireille Goguikian qui, de sa touche caractéristique, imprégnée de cette mosaïque de tonalités propre à l’art du vitrail (l’autre spécialisation de cette artiste qui jouit d’une belle renommée et qui est, notamment, sociétaire au Salon de Paris depuis 1994), compose des vues de villes imaginaires, toutes en verticalité et pleines d’émotion. Des paysages urbains qui pourraient tout aussi bien être des recompositions nostalgiques et rêvées de Beyrouth…
Parallèlement à ces trois artistes confirmés, quatre jeunes talents déploient sur les cimaises leurs peintures de différents styles.
Il y a là, les scènes et paysages exotiques et colorés de Roula Chreim inspirés de ses nombreux voyages à travers le monde, aussi bien l’Afrique que l’Argentine ou le… Liban d’antan symbolisé par un drôle de bonhomme surdimensionné debout sur fond de maisons à toits de tuiles ; les élégantes « orchidées sur toiles » de Maha Souleiman Habib qui ne sont pas sans rappeler les célèbres motifs et couleurs des tissus Léonard ; les variations, stylisées et «tachistes», parfois japonisantes, sur le thème des arbres de la jeune architecte Chirine Sayegh Debbané et, enfin, les classiques natures mortes aux fruits et autres déjeuners champêtres revisités, avec fraîcheur, par Marie-Anne Muller. Z.Z.
* Rue de l’Université Saint-Joseph, près du théâtre Monnot. Horaires d’ouverture, de 16h00 à 22h00.
Source: L »Orient Le Jour.
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