Les mots de la Méditerranée avec Laurent Gaudé

06/11/2010
Le groupe de lecture entourant l’auteur.
Le groupe de lecture entourant l’auteur.
Rencontre Najoie ASSAF

C’est au bord de la mer, dans le cadre qui s’imposait autant par les œuvres de l’écrivain que par le thème du Salon du livre francophone de Beyrouth, qu’un groupe de lecteurs assidus a rencontré le romancier et auteur de théâtre, Laurent Gaudé.


Composé d’amis qui se retrouvent depuis dix ans, tous les mois, pour parler de littérature sous toutes ses formes et interroger des écrivains qu’ils invitent à ces rencontres, le groupe avait beaucoup de choses à dire à Laurent Gaudé parce que ses membres avaient lu tous ses romans et en avaient beaucoup discuté entre eux. Autour d’un petit déjeuner libanais, ils ont évoqué l’autre déjeuner au bord de la Méditerranée, dans Le Soleil des Scorta (Prix Goncourt 2004), et la présence de la Mare Nostrum dans La Porte des enfers et Eldorado.

En réponse aux questions qui lui ont été posées à propos de ses romans, Gaudé a dit que les individus qu’on y rencontre appartiennent souvent à un village ou une communauté: «Je suis plus du côté des Argonautes que de Sisyphe.» L’action qui s’y déroule, contrairement aux reproches de «nombrilisme» faits au roman français contemporain, ne se situe jamais à l’intérieur de soi ou en un lieu clos, mais en des «moments de grande crise, guerre ou catastrophe naturelle révélant ainsi la volonté et l’énergie humaines».

Les personnes présentes ont dit leur admiration pour l’écriture remarquable à la fois claire et fluide, puissante et souvent incantatoire, particulièrement présente dans La mort du roi Tsongor (Prix Goncourt des lycéens 2002). Ce roman (ce conte, pourrait-on dire), le deuxième de Laurent Gaudé, balayé par un souffle épique et tragique, nous parle encore, car «nous sommes beaucoup plus proches de l’Antiquité que nous ne voulons le croire, malgré l’informatisation et nos téléphones portables».

Même athée, Gaudé croit au sacré. Un sacré qu’il crée et forge lui-même dans la durée: celui de la parole, de l’engagement et qui fait que son lecteur aime ses fictions dures mais jamais accablantes, l’empathie qu’il a pour ses personnages et le regard qu’il pose sur le monde. Les lecteurs ont aussi évoqué le dernier roman, Ouragan, que Gaudé a présenté et signé au Salon du livre francophone de Beyrouth.

Source: L’Orient Le Jour
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