Les « Totems sans tabous » de Belinda Ibrahim

Par Colette KHALAF | 06/11/2010
En 2005, elle avait croqué « vingt portraits d’hommes à consumer sans modération ». Aujourd’hui, Belinda Ibrahim récidive en s’attaquant aux femmes dans un ouvrage baptisé « Totems sans tabous II » *.
Journaliste indépendante, collaboratrice régulière au mensuel Femme Magazine et chef de projet de la publication de l’OLJ, Santé Beauté, Belinda Ibrahim est un électron libre qui surfe sur les vagues de l’écriture et titille la plume depuis quelques années. Pourtant, l’auteure n’aime pas se pendre au sérieux et, s’agissant de Totems sans tabous I, paru aux éditions Tamyras et la suite (sans fin!) éditée actuellement chez «Ciel», elle se suffit de dire: «C’est un jeu d’écriture auquel je me prête avec plaisir.»
«Si le titre, clin d’œil à l’essai de l’oncle Sigmund…Freud est purement symbolique, signale-t-elle, l’idée des totems fait également allusion aux noms métaphoriques qui se donnent dans le scoutisme.» «Je « totémise » mes personnages en les résumant par une appellation qui donne le ton au texte», dit encore l’auteure d’expression française.
Ces portraits de vingt-trois femmes, où sept de la gent masculine (dont l’un rend hommage à son propre père) sont intercalés, n’appartiennent pas à une société précise, mais sont des archétypes facilement «téléchargeables» dans tout autre milieu.
À travers ce «Who’s Who» ludique et intrigant, Belinda Ibrahim joue à dresser un jeu de piste qui en surprendra plus d’un. Grande observatrice mais surtout à l’écoute, l’auteure, qui avoue s’inspirer de son entourage, s’amuse à mêler réalité et fiction.
Sa plume qui fait mouche et son humour incisif, voire corrosif, ne manquent cependant pas de tendresse envers certains caractères: «J’essaye également de me « totémiser » moi-même avant de me pencher sur les autres cas», confie-t-elle.
De la bourgeoise BCBG à la veuve joyeuse, en passant par la voleuse de vie, la mante religieuse, l’intello branchée, mais également la «miss superglue» et la «mini me», autant de titres hilarants et de détails croustillants, mais aussi d’illustrations signées Benoît Debbané qui a su très vite capter l’esprit du texte.
Belinda Ibrahim annonce déjà un troisième tome. «Ce sujet est une mine inépuisable», dira-t-elle.
* L’auteure signe son ouvrage, avec les romanciers Éric Fottorino (directeur du journal « Le Monde ») et Jean Paul Enthoven, ce soir, à 18h00, au stand Virgin, après une rencontre réunissant les trois auteurs qui aura lieu à l’Agora, à 17h00, sur le thème « Le sens, la sensibilité et l’immortalité ».
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